« Une palpitante course contre la montre. Une seule interrogation : qui succombera la malédiction de l'Amulette ? »
L'Amulette
Michael McDowell
1960, Pine Cone, en Alabama : une étrange amulette passe de main en main et laisse un sillon de morts derrière elle.
Fiche
- Auteur
- Michael McDowell
- Traduction
- Laurent Vannini
- Illustrations
- Pedro Oyarbide
- Éditeur
- Maison Toussaint Louverture
- Édition
- Bibliothèque McDowell
- Langue
- Français
- Langue originale
- Anglais
- Pays
- France
- Genres
- Southern Gothic
- Format
- Broché
- ISBN
- 2381961771
- Lecture
- 31 octobre 2025
- Statut
- lu
Critique
L'Amulette
Résumé
En 1960, à Pine Cone, en Alabama, Dean Howell revient chez lui après un tragique accident qui l’a laissé dans un état végétatif. Sa femme Sarah doit désormais s’occuper de lui tout en supportant Jo, son horrible belle-mère, qui tient toute la ville pour responsable du malheur de son fils. Lorsque Jo offre une étrange amulette à l’un de ceux qu’elle considère comme coupables, une série de morts aussi brutales qu’inexplicables commence à frapper Pine Cone. Sarah comprend peu à peu que l’amulette est au cœur de cette hécatombe et tente de la retrouver avant qu’elle ne fasse une nouvelle victime.
Mon avis
Sur le papier, L’Amulette avait tout pour me plaire et j’attendais sa sortie avec impatience. Et effectivement, McDowell fait ce qu’il sait si bien faire : une ambiance du Sud, collante et oppressante, une petite ville où les rancœurs s’accumulent.
Un « page-turner » comme on dit dans le jargon. Une fois l’amulette mise en circulation, les morts s’enchaînent et on suit son chemin avec une curiosité malsaine simplement pour découvrir de quelle manière le prochain personnage va y passer. La formule est efficace et je n’ai eu aucun mal à aller jusqu’au bout.
Mais c’est aussi là que le bât blesse : à force de reprendre le même schéma — quelqu’un récupère l’amulette, puis meurt de façon spectaculaire et souvent accidentelle — le roman finit par devenir un peu répétitif. J’aurais aimé que cette histoire approfondissent les relations entre ses personnages, notamment celle, particulièrement malsaine, entre Jo et son fils Dean.
Alors oui, L’Amulette est un roman qui fonctionne. Il est divertissant, macabre, efficace et possède une atmosphère dans laquelle je plongerai toujours la tête la première. Mais derrière cette mécanique parfaitement huilée, il m’a manqué un peu de profondeur pour en faire une lecture réellement marquante.
Recommandation
Oui, si vous avez envie d’une lecture horrifique qui ne vous laisse guère le temps de souffler avecune succession de morts aussi inventives que macabres. C'est fun et facile à dévorer !