
« Une fresque gothique, grotesque et poétique. Un monde magique sans surnaturel et pourtant... »
La Trilogie de Gormenghast, Tome 1 : Titus d'Enfer
Mervyn Peake · 2024
À Gormengast, château-monde gouverné par la famille d'Enfer, la naissance de Titus, héritier inespéré, vient bouleverser le quotidien jusqu'alors immuable des habitants.
Fiche
- Auteur
- Mervyn Peake
- Traduction
- Patrick Reumaux
- Édition
- Éditions Christian Bourgois
- Série
- Gormenghast, tome 1
- Langue
- Français
- Langue originale
- Anglais
- Genres
- FantastiqueGothique
- Format
- Broché
- Pages
- 496
- ISBN
- 2267050048
- Publication
- 11 janvier 2024
- Statut
- lu
Critique
La Trilogie de Gormenghast, Tome 1 : Titus d'Enfer
Résumé
Titus vient de naître, soixante-dix-septième comte d’Enfer et héritier du château de Gormengast. Derrière ses murailles vivent une noblesse étrange, une domesticité soumise à d’ancestrales coutumes et une foule de personnages hauts en couleur.
Mon avis
J'ai mis du temps à aller jusqu'au bout de Titus d'Enfer, tome 1 de la saga de Gormengast. Et j'en ai savouré chaque instant. Les premières pages m'ont fait un petit peu peur au vue de la longueur des descriptions. En amont, j'avais lu que beaucoup de lecteurs s'en plaignaient. Et pourtant! Je n'en enlèverais pas une miette. C'est si bien écrit !!! (Chapeau le travail de traduction)
Bienvenue à Gormengast ! Un chateau-monde, immense, démesuré, aux rituels aussi nombreux qu'obscures. Et c'est un grand jour, ça oui : l'hériter de la famille d'Enfer, seigneurs de Gormengast, est né. Titus. De chapitres en chapitres, Peake nous guide. Une déambulation dans un univers fantasque et magique (mais sans magie curieusement). Le château s'agite du sol au plafond, de la petite gente à la grande noblesse. Une galerie de pièces, d'extérieurs et de personnages. Ah les personnages... Ils sont tous absolument exquis. Leurs dialogues sont vifs, drôles et grotesques. Quand François Rabelais rencontre Lewis Carroll !
Recommandation
Oui et encore oui ! Un classique de la littérature. Bien que le cycle Gormenghast soit souvent comparé au Seigneur des Anneaux, le chef-d'œuvre de Mervyn Peake reste largement dans l'ombre de Tolkien. Et je trouve que la comparaison ne lui rend pas justice.
Si vous cherchez une lecture originale, que vous appréciez les univers qui ont leurs propres codes et les œuvres qui refusent de rentrer dans une case, foncez. Titus d’Enfer est une aventure en soi : celle de la découverte d’un château-monde gothique, immense et mystérieux, peuplé de personnages théâtraux qui semblent tout droit sortis d’un vaudeville.
C’est terriblement bien écrit : beau, lyrique, mais aussi franchement drôle. Peake réussit à faire cohabiter le raffinement et le burlesque, le gothique et le vaudeville, le subtil et le franchement démesuré. Et derrière cette galerie de personnages extravagants se cachent des êtres étonnamment touchants.
Un chef-d’œuvre singulier, surprenant et impossible à confondre avec un autre. Foncez ! Et moi, je vais entamer le tome 2.